Echo Vert

LES POISSONS DE LA SAVOUREUSE !

C’est une très mauvaise année pour la Savoureuse. Après les pollutions, c’est la sécheresse qui l’assèche.

Le spectacle est désolant. La Savoureuse est à son plus bas niveau. Par endroit, comme entre Valdoie et Sermamagny, la rivière ne coule plus et il est possible de la traverser sans se mouiller. Ici et là, des poches d’eau, mais pour combien de temps ?

« Les orages de ce week-end n’ont pas amélioré la situation, constate Alain Geoffroy, chargé de développement et de surveillance à la Fédération de pêche du Territoire de Belfort. Le peu d’eau qui est tombé a été pompé par la végétation et n’a pas eu le temps de se retrouver dans la rivière. Il n’a pas plu assez. » Les cours d’eau sont toujours à l’étiage et le déficit d’eau est toujours très important. Une situation alarmante d’autant plus que la pluie n’est pas annoncée.

Alors, la Fédération de pêche du Territoire a décidé de réaliser ce lundi matin une pêche électrique pour sauver un maximum de poissons pris au piège. Les poissons, une fois pêché, sont oxygénés, transportés dans de très bonnes conditions et remis dans la Savoureuse dans les endroits où il y a le plus d’eau, entre le champ de Mars et la zone de captage des eaux par exemple. Ce matin, les pêcheurs ont pu sauver de nombreuses truites, mais aussi des chabots, des chevesnes, des gardons, des perches…

L’équipe qui a réalisé l’opération sur plusieurs centaines de mètres était composée ce matin du chargé de mission et de quatre bénévoles de la Fédération. Une équipe de bénévoles mobilisable à tout moment. « On pensait que la pluie du week-end nous éviterait d’intervenir, précise Alain Geoffroy, mais il n’en a rien été et hier, soir nous avons décidé d’organiser une pêche électrique. C’est la première fois que l’on pêche dans des poches d’eau. Ce qu’il faudrait, c’est que les gens prennent conscience qu’en période de sècheresse, il faut économiser l’eau du robinet au maximum. Quand on voit encore ce week-end que des gens lavent leur voiture, arrosent les jardins ou remplissent leurs piscines, alors que c’est interdit… »

Le courant électrique est fourni par un groupe électrogène. Il y a une cathode qui part du groupe et une anode est tenue par les employés des fédérations de pêche. Le courant électrique de faible intensité est créé entre ces deux extrémités et dans un rayon de quatre mètres autour de l’anode, les poissons ont une nage forcée, c’est-à-dire que le courant électrique joue sur leurs muscles et les force à nager vers les pêcheurs qui n’ont plus qu’à récupérer les poissons avec les épuisettes.LES POISSONS DE LA SAVOUREUSE-La pêche électrique a été très fructueuse. Photo Dominique LHOMME

Ce type d’opération a lieu habituellement pour recenser la population piscicole, comme dernièrement dans la Savoureuse derrière l’imprimerie Schraag et parfois pour sauver les poissons comme il y a un an dans l’Allaine entre Delle et Thiancourt, avant le début des travaux de restauration morphologique.

Dans le courant de l’après-midi, une autre pêche électrique devait avoir lieu dans l’Autruche à Roppe.

Dominique LHOMME

 

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